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Isis Figaro, fondatrice.

Originaire de la Guadeloupe, formée à la psychologie, danseuse depuis l’enfance : en 1996, elle ouvre à Paris la première école consacrée aux danses latines et afro-caribéennes. Trente ans plus tard, elle y est encore, au contact des élèves.

  1. 1996Création de l’école, d’abord sous forme associative, et du Latin-Training.
  2. 1998Installation dans ses propres locaux, entre Bastille, Nation et Gare de Lyon.
  3. 1999Récompensée par le gouvernement portoricain pour sa contribution au développement de la salsa en Europe.
  4. 2000Ouverture du centre de formation des professeurs : plus de cent soixante-dix formés depuis.
  5. 2014« Tierra de Amor », comédie dansée créée avec sa compagnie, tient l’affiche plusieurs mois à Bobino.
Isis Figaro, fondatrice de l’école, en haut noir et lunettes, devant un panneau ajouré gris.

Deux passions, une école

Isis Figaro a choisi des études de psychologie pour contribuer au bien-être des autres. Elle a aussi, depuis l’enfance, le feu sacré de la danse, et très tôt la conscience de ce que cet art fait au corps et au moral. Elle a l’idée d’allier les deux, et de créer une école de danse qui ne ressemble à aucune autre.

Originaire de la Guadeloupe, elle est portée par le refrain de Kassav’ : « Zouk la sé sèl médikaman nou ni », le zouk est notre seul remède. Aux Antilles comme à Cuba, à Saint-Domingue, au Brésil et en Afrique, on danse malgré les difficultés de la vie. « Vivre autrement à Paris » est devenu la devise de l’école.

Un pari jugé utopique

En 1996, Paris ne compte aucune école dédiée à ces danses : deux lieux seulement proposent de la salsa à quelques aficionados. Concevoir une école consacrée aux seules danses afro-caribéennes paraît utopique. Elle teste l’idée deux ans sous forme associative, puis s’installe en 1998 dans ses propres locaux, entre Bastille, Nation et Gare de Lyon.

Le succès oblige vite à acquérir un local de plus, consacré aux danses en solo. « Elle ne savait pas que c’était impossible, alors elle l’a fait » : la phrase résume l’histoire de la fondatrice, danseuse et chorégraphe reconnue, et femme d’action aux mille idées.

Une école qui fait école

En 2000, elle crée un centre de formation pour les futurs professeurs : des associations et des centres de loisirs lui demandaient des enseignants, et des élèves voulaient le devenir. Plus de cent soixante-dix professeurs y ont été formés depuis. Certains ont ouvert leur propre structure à Paris, en province ou en Europe ; d’autres se produisent dans des festivals internationaux.

Il existe aujourd’hui une dizaine d’écoles de danses latines à Paris, et l’on en trouve dans chaque ville de France. La première, spécialisée en danses latines et afro-caribéennes, était celle-ci.

La fête, et le sport

En 1996, elle crée le Latin-Training : initier le public aux danses afro-latines en se dépensant, sans parler technique. À la différence de la zumba, apparue bien après, on y apprend les vrais mouvements des danses latines et tropicales, dans une ambiance de carnaval où l’on peut donner de la voix.

Passionnée de psychologie, elle note vite la résonance entre la danse et le bien-être : au-delà de l’expression corporelle, ces danses procurent instantanément un sentiment de joie. C’est ce que l’école vend, et ce qu’elle tient.

La passion et l’excellence

Elle a sillonné Los Angeles, Miami, New York, Porto Rico, Cuba et Saint-Domingue pour approfondir ses connaissances. Depuis l’ouverture de l’école, TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6 ont réalisé des reportages avec elle. Elle a fait partie d’une compagnie de Los Angeles, avec laquelle elle s’est produite au congrès mondial de salsa de Porto Rico.

En 2013 et 2014, la Fédération française de danse sollicite son expertise. En 2014, elle crée avec sa compagnie « Tierra de Amor », une comédie dansée qui tient l’affiche plusieurs mois au théâtre Bobino.

L’école qu’elle a fondée vous attend.

40 rue de Cîteaux, Paris 12ᵉ. Le premier cours coûte 10 €.